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Histoire d’une Ganaderia
C’est en 1994 que l’histoire « ganadera » de ma famille commence avec l’achat d’une propriété d’une cinquantaine d’hectares, dans les jolies collines vertes Gersoises. À cette époque, mon père et moi, remplis d’aficion, ne savions pas encore tous les sacrifices et le travail que nous demanderai le métier de Ganadero. Heureusement, les joies et satisfactions étaient aussi au rendez-vous. Les premières têtes de bétail furent achetées grâce à un ami (ami commun avec le ganadero qui nous fournissait ce bétail) dans la ganaderia Salamantine de SEPULVEDA. Un lot de vaches et un superbe semental du nom de « INQUIETO » débarquèrent sur nos terres. Désormais, il nous restait plus qu’à prendre soin de ce cheptel, qui à nos yeux, était le plus beau du monde. Deux ans plus tard, les premiers becerros étaient là, un nouveau challenge nous attendait : les vendre… Le CV n’était pas épais et les acheteurs rares. Alors, comme nul n’est prophète en son pays, c’est tout simplement la Haute Garonne qui nous permis de débuter en capea, avec le tout d’abord, Clermond-le-Fort, puis Rieumes, deux clubs Taurins dirigés par des gens de qualité et plein d’ambition, malgré tous les problèmes que l’on connaît. Il ne faudra jamais oublier que si Toulouse a aujourd’hui une Feria, c’est aussi grâce à eux. Les résultats de la branche SEPULVEDA ne nous donnant pas entière satisfaction, nous décidions de changer de sang et d’acquérir par l’intermédiaire de Robert Margé, des vaches de la ganaderia de CEBADA GAGO, vaches qui depuis 6 ans sont à la hauteur de leur réputation. Aujourd’hui, une branche de sang supplémentaire vient enrichir la ganaderia MARQUES DE DOMECQ, qui nous permettra, nous l’espérons, de franchir le cap de la novillada piquée… Jérôme Bonnet
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....DANS LES ARENES....

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......AU CAMPO......


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QUELQUES RESENAS


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LES INSTALATIONS


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X
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"Etape après étape"
dans Sud Ouest 2006 par Benjamin Ferret
On est à Peyrusse-Grande, entre la commune de Vic-Fezensac, célèbre pour les cornes de sa feria, et celle de Marciac, célèbre pour les notes de son festival. Loin de partout et près de nulle part. Jérôme Bonnet nous attend sur les coteaux du domaine du Lartet, entre bois et prairies.
Du rêve d'avoir un élevage de toro brave à la réalité, il y a un monde que vous avez franchi. Comment cela s'est-il fait ?
Je tiens à rendre avant tout hommage à mon père Paul, qui a toujours aimé la corrida. Pour ma part, je suis amoureux du toro de combat depuis tout petit. En 1992, mon père eut la chance de pouvoir acquérir les terres où nous sommes aujourd'hui. Et après deux ans passés à les clôturer, nous avons pu ensuite acquérir nos premières bêtes d'origine Sepulveda. Bien vite, nous nous sommes aperçus que le toro était bon, mais pas les femelles : les produits s'avérant être bons ou très mauvais.
Décision courageuse, vous décidez alors de repartir à zéro...
Grâce à notre amitié avec Robert Margé, nous avons construit une nouvelle lignée à partir de 1996, basée sur le sang Cebada Gago qu'il possède. Il nous prêta même pendant deux ans un étalon, avant que nous en achetions un de Jandilla. Ces dernières années, nous sommes allés également acheter des vaches au Marquis de Domecq, choisies dans celles tientées de l'année, ainsi que deux sementales. Nous avions l'intention de poursuivre cette collaboration, mais la langue bleue nous en a empêchés. Pour résumer, disons que nous n'avons pas mis tous nos oeufs dans le même panier. Même si de toute façon, il faut que les deux lignées aient des résultats probants.
Et si par cas, l'une des deux lignées venait justement à ne pas donner des résultats satisfaisants ?
Je n'ose imaginer que cela ne fonctionne pas avec les Cebada, auxquels je suis très attaché. C'est d'ailleurs notre premier sang, et correspond à ce que j'aime en tant qu'aficionado. Des toros agressifs et qui ont du piquant. Pour le Domecq, nous sommes en train de voir. Nous avons déjà fait lidier des produits mais nous attendons la suite. Il faut surtout ne jamais prendre de décision sur un coup de tête et bien réfléchir.
Neuf ans après votre première novillada sans picador, quel bilan pouvez-vous dresser de la ganaderia du Lartet ?
Les novilladas sans picador sont la première marche de l'escalier. Nous avons ainsi sorti notre premier lot complet à Castelnau Rivière Basse, et cela chaque année jusqu'à l'année dernière. Cette étape des sans picador est parfois dévalorisée, pourtant il s'agit d'une étape fondamentale. Si tu n'as pas de résultat à ce niveau, tu n'en auras pas plus haut. Depuis trois ans à Dax, c'est un peu une reconnaissance de notre travail, à notre modeste niveau.
Plus haut justement, vous y pensez ?
Ca démange forcément ! Mais nous avons eu le souci d'avoir beaucoup de femelles ces dernières années. Pour passer aux toros de trois ans, sans pour autant délaisser ceux de deux, je pense qu'il faut un volume de trente novillos. On espère néanmoins pouvoir franchir ce cap en 2008. Ce sera alors le début d'une nouvelle histoire. En revanche, il ne faut surtout pas brûler les étapes. Je n'envisage ainsi même pas pour le plaisir de lidier une corrida de toros. Du moins pas avant plusieurs années.
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| Le Lartet est membre de l'Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat - AEFTC |
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